Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom, a présenté le jeudi 27 avril son tout dernier projet : Aptis, le bus du futur. Cette idée résulte d’une collaboration exclusive entre Alstom et NTL. Aptis semble vouloir devenir le transport efficace et écologique des villes de demain. Découverte de ce prototype made in France.

L’ère des « bus de demain »

Aptis est issu d’une conception unique et innovante qui s’inspire de celle du tramway. Elle intègre un accès par un plancher bas intégral et une vue à 360° grâce à une surface vitrée 20% plus grande que celles des bus de villes. Le prototype anticipe et répond aux enjeux classiques des bus d’aujourd’hui : Aptis possède deux ou trois larges portes doubles permettent une circulation plus facile des passagers et un accès aisé à bord des fauteuils roulants et des poussettes.

D’un point de vue technique, Aptis est une révolution en termes de mobilité en métropole. Avec quatre roues orientables contre deux dans les bus, Aptis occupe 25 % de surface en moins dans les virages et s’intègre parfaitement dans la ville. Cette performance d’insertion est un avantage aux arrêts de bus, puisqu’elle minimise l’espace nécessaire au stationnement et permet de gagner de la place pour d’autres véhicules.

Aptis pourra accueillir une capacité totale de 95 passagers et atteindre une vitesse maximale de 70km/h.

Un service simultané 100% pris en charge

Alstom et NTL fourniront non seulement Aptis, mais également l’ensemble du système incluant les options de charge, l’infrastructure routière, le leasing et des options de garantie. Ainsi, les villes pourront intégrer la mobilité électrique de façon harmonieuse et économique dans leur réseau de transport. Grâce à des coûts de maintenance et d’exploitation réduits et à une durée de vie plus longue que celle des bus, le coût de possession d’Aptis est équivalent à celui des bus diesel actuels.

Aptis, un programme made in France

Les prototypes d’Aptis sont fabriqués dans l’usine NTL de Duppigheim en Alsace et les principaux composants sont fabriqués sur quatre sites d’Alstom en France : Saint-Ouen pour la gestion de projet et l’intégration des systèmes, Tarbes pour la traction, Ornans pour les moteurs et Vitrolles pour le système SRS.

Les premiers prototypes Aptis seront en période de test à Paris les prochains mois. Cependant, bien que la plupart des villes françaises sont à la recherche de solutions électriques pour remplacer leurs flottes diesel, aucune commande d’Aptis n’a encore été prise. Alstom doit donc encore prouver les performances d’Aptis, en taille réelle.

Source: Lefigaro / Alstom