1. Le rapport des Français à l’alimentation a-t-il changé ?

Entre les Français et l’alimentation, c’est une grande histoire d’amour, perturbée depuis plusieurs années par une série de questionnements très profonds sur la façon dont on a fait les choix alimentaires.

Les Français nous disent aujourd’hui dans les groupes : « C’est extrêmement important l’alimentation, je fais plus de plus en plus le lien entre ce que je mange et ma santé. On a changé, on a compris qu’il y avait des choses radicalement nouvelles à faire mais on attend de vous, les industriels, que vous changiez aussi. »

  1. En quoi consiste le « mieux manger » que vous mettez en avant ?

Dans cette phase où il y a une envie d’accélération des engagements de la part des industriels, nous avons fait la synthèse de ces préoccupations avec le terme  « mieux manger ».

Ce n’est pas un retour en arrière, disant « Avant, on mangeait mieux, la nourriture était de meilleure qualité », mais c’est se dire : « On doit accélérer quelque chose ». C’est une vision très optimiste de l’avenir. On voit beaucoup de belles initiatives à petite échelle, avec des coopératives, des achats directs aux producteurs ; mais pas encore de choses à grande échelle. Donc le sujet pour nous en tant que Fleury Michon, qui sommes une entreprise familiale et indépendante, c’est d’essayer de faire le passage entre cette petite échelle et ce qui, on l’espère, sera le nouveau standard demain : une production en grande quantité avec un niveau d’exigence extrêmement élevé.

Ça passe par le « Mieux produire », pour commencer, parce que bien sûr, c’est les éleveurs, les agriculteurs, qui sont en première ligne.
« Mieux transformer » : c’est la partie qui nous concerne plus directement mais bien sûr on espère que demain, il aura d’autres initiatives dans ce domaine.
« Mieux distribuer » : il y a un vrai sujet sur les pratiques de distribution. Comment on rend l’offre plus accessible ? Comment on s’assure de sa traçabilité et comment on flèche dans les magasins les produits du « manger mieux » ?
Et puis, bien sûr, à la fin, c’est «  mieux consommer » : c’est ce qui nous concerne chacun individuellement.

Ce manifeste a vocation à rassembler des acteurs engagés, mobilisés dans les quatre domaines, et finalement à faire la démonstration qu’ensemble, on peut aller extrêmement vite et extrêmement loin.

  1. Comment l’offre de Fleury Michon traduit ses engagements pour le « mieux manger » ?

L’offre de Fleury Michon, depuis plusieurs années a été travaillée dans le sens du « Manger mieux », mais on ne l’a jamais véritablement raconté.

Dans les années 70, on a lancé les filières Label Rouge en France. Depuis 2001, on est partenaires de Bleu-Blanc-Cœur, qui est une association qui travaille sur l’alimentation des animaux avec la graine de lin. On a lancé des gammes bios en 2004.

Ces gammes-là, ces dix dernières années, ont participé à une grande partie de la croissance de Fleury Michon. Je crois que, sans ces gammes-là, on n’aurait pas la dynamique de croissance qu’on a aujourd’hui.

Who's David Garbous ?

David Garbous est Directeur du marketing stratégique de Fleury-Michon depuis 2013. Après avoir évolué dans plusieurs grands groupes agroalimentaires (Danone, Lesieur), il a été élu « personnalité marketing de l’année 2012 ».
Il est à l’origine de l’ouvrage collectif Manifeste pour le Manger Mieux, un recueil de témoignages et d’idées inspirantes autour du thème de l’alimentation de demain.
David Garbous est également le co-initiateur de la plateforme « Réussir avec un marketing responsable » qui valorise l’intégration des enjeux du développement durable dans les offres des entreprises.

A suivre sur Twitter : @dgarbous