Pour le lancement de l’Automotive Summit, qui aura lieu le 6 octobre au cœur même du salon Mondial de l’auto à Paris, CB News a rencontré Stéphane Haitaian, Directeur exécutif des pôles Infotainment, Auto et Nature de Mondadori pour en savoir plus sur les mutations actuelles et futures du secteur de l’automobile et leur impact sur le comportement des consommateurs.

Quel regard portez-vous sur la mutation à venir du secteur automobile ?

Il est passionnant de constater que les deux secteurs sur lesquels nous évoluons, l’automobile et les médias, font partie de ceux qui sont amenés à connaître les plus fortes mutations dans les prochaines années. L’arrivée de gros acteurs comme Apple ou Google   va provoquer des changements radicaux dans l’industrie automobile, tant en termes business qu’en termes d’usage avec la montée en puissance de la voiture connectée et du véhicule autonome. Quand on est passionné d’automobile, c’est une chance de pouvoir vivre ce bouleversement industriel.

Stéphane Haitaian, Directeur exécutif des pôles Infotainment, Auto et Nature de Mondadori France
Stéphane Haitaian, Directeur exécutif des pôles Infotainment, Auto et Nature de Mondadori France

Quel est l’influence des marques médias automobiles dans le parcours d’achat des consommateurs ?

Elle est considérable. De par leur expertise, les marques médias figurent parmi les points de contact qui influencent le plus fortement le parcours des acheteurs de voiture neuve. Notre étude Overdrive qui explore justement l’influence de 46 points de contact indique qu’elles ont un potentiel drive-to-web et drive-to-store égal à celui de la télévision. 47% des personnes étant dans une situation d’acquisition sont aujourd’hui directement influencées par les marques automobiles de Mondadori (“Auto Plus”, “L’Auto Journal”, “Sport Auto”) au cours de leur parcours d’achat.

Comment les magazines du pôle Auto de Mondadori s’adaptent-ils à cette mutation ?

Cela demande une montée en compétence de notre équipe éditoriale. C’est pourquoi tous nos journalistes sont aujourd’hui bi-média et à même de traiter des informations amenées à devenir plus riches et plus complexes. Nous avons d’ailleurs trouvé une vraie complémentarité auprès de nos lecteurs entre le web et le papier.