Uber, Tesla, Heetch ou encore BlaBlaCar, ces noms qui sonnent aux oreilles de tout le monde commencent à peser sur le secteur automobile. Si les tendances sociaux-économiques, écologiques et culturelles du moment sont sûrement à l’origine de ces mouvements sur le secteur  auto, on peut se demander si le bougonnement de ces jeunes pousses est un simple effet de mode ou une véritable révolution du marché de l’automobile. C’est dans une de ses dernières études que le cabinet de conseil Olivier Wyman à évoquer le sujet et nous donne quelques pistes.

Selon l’étude du cabinet Olivier Wyman, il semblerait que le vrai bouleversement provienne de l’écosystème start-up : plus de 1 000 start-ups ayant un impact sur le marché ont été créées depuis 2000 ; ce qui représente près de 50 milliards de dollars d’investissements sur les cinq dernières années. La presse a joué le rôle de relais de ce réel bouleversement avec un nombre de coupures sur le numérique qui est passé de quasiment 0 à 8000 en 5 ans. Les start-ups se sont donc développées là où les acteurs traditionnels manquent de compétences. Elles ne s’attaquent donc pas seulement à l’automobile en tant que tel mais entendent bien provoquer une rupture sur un marché qui, depuis trop longtemps maintenant, est dominé par les mêmes géants.
Leurs méthodes ? Développer des solutions innovantes sur l’ensemble de la chaîne de valeur automobile en attaquant sur tous les fronts : La R&D (conduite autonome, véhicules électriques, hybrides, cycles d’innovations rapides, …), les ventes, les services, les ressources et la taille du marché (économie collaborative, opérateurs de mobilité, …)

C’est le secteur du service de mobilité qui a été le plus touché par ce bourgeonnement. Transport à la demande, auto-partage, parkings, covoiturage et autres montrent clairement que le secteur est florissant.
D’ici 2025, la part des services de mobilité dans les revenus de l’industrie automobile devraient être multiplié par 3. D’autre part, les technologies, les services, la vente et la connectivité sont aussi épinglé par ces nouveaux acteurs. En 2035, on devrait compter  entre 20 et 35% de véhicules semi-autonomes ou totalement autonomes en production.

Depuis 5 ans, on observe la création d’environs 100 start-ups par an et les financements ont connu une croissance unique, près de 70% par an. Ces investissements sont extrêmement concentrés : 10% des start-ups captent 89% des investissements avec Uber en tête suivi par Didi Chuxing, Lyft, Tesla et Ola. Ces levées de fonds proviennent d’investisseurs  en tout genre, en rapport direct ou non avec le marché auto :

  • Volvo a investi dans Ride Pal (service d’autobus pour entreprises et particuliers);
  • Bosch a lui investit dans Park Tag (service d’aide au stationnement) et dans Seeo (Production de batteries lithium rechargeable)
  • General Motors, le géant incontesté de l’automobile a investi plus de 1.5 milliard de dollars dans l’écosystème de start-up, notamment dans Cruise Automation, Lyft, Sidecar Technologies…