Des taxis volants devraient bientôt naviguer sur la seine, un projet qui répond aux problématiques de la saturation alarmante du trafic et de la pollution dans les grandes villes.

L’origine du projet Seabubble

L’histoire prend sa source durant l’été 2015 lorsqu’Alain Thébault, novateur, navigateur et co-créateur de l’hydroptère (avec son mentor Éric Tabarly) décide de partager son pied marin avec les citadins. Observateur de la sous-exploitation des espaces fluviales des grandes villes, Alain Thébault propose une solution à la saturation du trafic sur les routes métropolitaines. Il donne alors naissance au Seabubble. Comme son nom l’indique, le Seabubble est une bulle volante, propulsée par un moteur et équipée de batteries électriques alimentées par panneaux solaires. Ce  nouveau type de véhicule fluvial à destination des milieux urbains est, en plus d’être une solution pour désengorger les routes, une véritable réponse aux problématiques écologiques des villes.

L’avancement du projet

D’ores et déjà soutenu par Henry Seydoux, PDG de Parrot, et Anne Hidalgo, le projet connaît un grand succès. C’est bien évidemment à Paris que son projet éclot dans un premier abord. Les premiers tests avec les prototypes à taille réelle devraient se réaliser d’ici quelques semaines; une aubaine pour les parisiens qui pourraient voir les premiers taxis « volants » en action. Encore assez éloigné des véhicules de science-fiction tels que le 5ème élément ou encore Blade Runner, le Seabubble peut être comparé à une smart flottante de 4 places.

La vitesse de l’engin sera limitée en fonction des législations en vigueur dans les différentes villes, 18km/h sur la seine à Paris par exemple. Même si Alain Thébault veut rendre le véhicule 100% autonome le plus rapidement possible, ce dernier sera dans un premier temps piloté par un chauffeur. Cette perspective verra le jour surement plus tôt que les voitures autonomes. Cela est du à la moindre complexité d’organiser la circulation fluviale par rapport aux rues des grandes villes.

Design du Seabubble

Un projet 100% « eco-friendly »

Le projet d’Alain se voit être en parfait accord avec les problématiques écologiques actuelles. Il compte utiliser la force du courant des fleuves pour alimenter les plateformes de stationnement à l’aide de turbines placées sous les docks. Une idée qu’il a eu en marchant sur le pont de Brooklyn, à New York. L’énergie créée pourrait, selon Alain, alimenter des petits véhicules électriques en plus des Seabubbles. De plus, la capacité des Seabubbles à simplement effleurer l’eau  ne créera aucun dérangement sonore pour les riverains et les péniches. Ils ne devraient pas non plus déranger les poissons car ils seront équipés de sonars pour les éloigner. Les possibilités d’avenir sont grandes pour la start-up qui est en discussion avec des grands acteurs de la mobilité tel qu’Uber.

Article selon LeFigaro et Robot&Cie.